Le plus impressionnant c'est leurs visages en plein effort.
Ces visages grimaçants ne sont qu'un masque de douleur.
Une telle acceptation de la souffrance ne s'apprend pas.
C'est une malédiction que l'on porte en soi.
Une forme de masochisme.
De nombreux cyclistes luttent contre des démons intérieurs que la compétition opère sur eux comme une chimiothérapie de l'âme, brûlant et cautérisant leurs pensées les plus sombres.
Leurs regards intenses en plein effort révèlent une soif intense de vaincre venue des tréfonds de l'âme.

R.Albergotti / Vanessa O'Connell